Douchanbé

Comme nous n’avons que 30 jours au Tadjikistan, nous espérons pouvoir partir à vélo le plus vite possible. Nous devons toutefois régler quelques problèmes administratifs à savoir obtenir un permis pour la région du Pamir (GBAO) ainsi que de s’enregistrer dans le pays (obligatoire lorsque l’on y passe plus de dix jours). Au matin, nous sommes prêts à affronter l’administration Tadjike, mais malheureusement pour nous, l’aubergiste nous apprend que c’est l’aïd. Ce vendredi est donc férié. Le type de l’auberge nous dit aussi que le lendemain, le bureau OVIR où l’on effectue tous ces papiers fermera tôt. Il ajoute qu’il doute que l’on obtienne le permis le jour même, mais qu’il est plus probable qu’on l’aie le lundi !

Nous n’avons d’autres choix que de prendre un jour de plus et de visiter la ville. Tout est fermé, absolument tout. Nous découvrons donc les monuments impressionnants de l’ère soviétique ainsi que l’une des plus grandes places du monde (« place de l’indépendance »). On tente de monter sur une des grosses statues mais l’on comprend vite notre erreur quand un garde se lève et avance dans notre direction, fâché. Il va falloir se tenir à carreau dans ce pays.

Nous galérons à trouver un endroit ouvert où manger et nous commençons à faire la longue to do list avec les quelques magasins ouverts. Nous obtenons aussi une carte SIM mais nous devrons retourner avec notre preuve d’enregistrement le lendemain afin d’éviter que la carte SIM ne se bloque après 10 jours.

Le samedi au matin, nous pouvons enfin faire nos papiers au bureau OVIR. Nous avons entendus et lus toutes sortes d’histoires, en particulier que le prix des papiers n’est pas fixé. C’est au bon vouloir du policier du jour. Nous sommes un peu inquiets et entrons dans le bureau peu après l’ouverture. Une gentille dame nous indique le bureau 14. Nous tombons nez à nez sur des policiers et une américaine ainsi que son beau-frère. Elle nous apprend qu’elle est enseignante ici à Dushanbé et son beau-frère est en visite. Elle parle Tadjik et il est possible que sa présence nous ait beaucoup aidé (ou pas, on comprend pas tout ce qui se passe). On donne nos passeports au policier ainsi qu’une feuille récupérée à l’auberge de jeunesse sur laquelle est simplement notée l’adresse où l’on séjourne (papier important et obligatoire, encore un mystère). L’américaine semble embêtée parce qu’elle n’a pas ce papier pour enregistrer son beau-frère. Notre théorie est qu’avec un petit billet, notre papier deviendra le papier de tout le monde ce jour là.

Avec grand étonnement, nos permis et enregistrements sont terminés et imprimés en une bonne vingtaine de minutes. Le prix semble être le prix standard: la poche du flic n’a pas du grossir beaucoup.

Nous sommes donc très rassurés et pouvons avancer dans la grosse journée qui nous attend. Encore quelques courses, retirer de l’argent (sachant que très très peu de distributeurs acceptent les Mastercards dans la ville et que le week-end, les bancomats ne sont pas remplis), m’acheter une robe plus longue et conservatrice pour moins attirer les regards désapprobateurs, etc.

À la fin de la journée, nous retournons au Green house hostel où nous séjournons. Il s’agit de l’hébergement par lequel passent tous les cyclistes qui partent faire le Pamir. C’est une sorte de tradition. Une très grosse dizaine de vélos sont rangés dans la cour, c’est très impressionnant ! Nous nous efforçons de nous occuper au mieux de nos vélos, laver les disques des freins, etc., car le voyage les a bien graissés. Nous faisons les derniers réglages. Au passage, un Anglo-Australien cyclo vient nous faire la causette et nous raconter ses aventures dans le Pamir et depuis Taïwan.

2 réponses à « Douchanbé »

  1. Avatar de profoundsweetsbc920faae8
    profoundsweetsbc920faae8

    Statues et photo impressionnantes ! et sur une des photos où Louise est assise, on dirait notre canapé ! lol Belle suite d’aventure !!

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    1. hahaha tellement vrai ! J’avais même pas réalisé !! ❤

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