Pamir highway IV – le grand final

À Alichur, notre pause se résume à peu de choses: manger, dormir et acheter à manger. En effet, n’ayant pas d’eau et encore moins d’eau chaude, il nous est difficile de laver nos affaires. Nous avons très peu d’internet et profitons donc surtout pour nous reposer.

Après cette pause bien méritée nous repartons en selle non sans s’être fait réveillés au très petit matin par des motards peu discrets qui dormaient dans la même chambre que nous. Les polonais ont perdu une sacoche en route et décident de se lever avant les poules pour tenter de la retrouver. Comme ils s’en foutent royalement de notre sommeil, on commence notre journée un peu énervés contre ces deux gars qui semblaient être dix tant ils ont fait du bruit.

Notre hôtesse n’est pas non plus fan des motards, apparemment. Ils lui ont demandé de leur préparer le petit déjeuner pour dix heures alors qu’ils sont partis vers 4h30 chercher leur sacoche. Ça la saoule, comme on l’a comprend.

De notre côté, nous retrouvons le sourire avec notre excellent petit-déjeuner et surtout, c’est l’anniversaire de Nathan ! Pour fêter correctement cette journée, on procède à pédaler suffisamment pour atteindre la prochaine « grande » ville qu’est Murghab. 104 kilomètres nous séparent de la cité, mais c’est goudronné !

On se met en selle et nous découvrons avec horreur que ma roue avant a du jeu au niveau du moyeu. Nathan pense d’abord qu’il s’agit de la fourche en carbone qui est fendue, mais nous découvrirons plus tard, heureusement, qu’il s’agit bien du moyeu lui-même qu’il faut resserrer. Je roule toutefois toute la journée en étant convaincue que ma fourche est cassée et suis donc à la fois bien embêtée et un peu apeurée par les secousses des gros nids de poule sur la route.

La journée se passe super bien, on voit plein de yourtes, quelques yaks morts en bord de route et un camionneur qui nous demande – comme toujours – « akouda ? ». On lui répond que l’on vient de Suisse ce qui semble le ravir au plus haut point et il nous fait don de biscuits très bons au chocolat. Nous continuons notre petite ascension avec un vent dans le dos de plus en plus fort et arrivons finalement au point culminant de la journée, à 4162m. On s’offre des nouilles instantanées en bord de route, à moitié protégés du vent avant de se remettre en route. Le goudron nous remplit de bonheur et le vent nous fait avancer à une vitesse proche d’un vélo de route, c’est de la folie.

Nathan se sent moins bien en fin de journée, c’est son tour d’avoir des soucis d’estomac… Nous arrivons finalement à Murghab après avoir croisé une magnifique statue de léopard des neiges soviétique et après avoir passé l’un de nos derniers checkpoint. Nous avons quitté la frontière afghane et c’est une bonne nouvelle à différents niveaux, en particulier du fait que c’est beaucoup moins militarisé maintenant. À présent, nous longeons la frontière chinoise et avons pu, parfois, apercevoir les 7000m du Pakistan au loin.

À Murghab, on se fait ruer dessus par les moustiques et recroissons nos chers polonais à moto qui nous dévisagent comme des malfrats. Bonjour à vous aussi.

On croise cette fois des yaks bien vivants ce qui nous rempli de joie et on rencontre par hasard nos potes cyclistes Victor, Alex, et un couple de français que l’on rencontre pour la première fois, Antoine et Léa.

Toute cette équipe se dépêche d’aller au bazar tandis que l’on se réjouit de trouver une douche et du repos. Nous sommes dans une chouette auberge et Nathan a droit à un plov pour son anniversaire, malgré ses douleurs d’estomac.

En fin d’après-midi, nous démarrons une nouvelle quête : réparer le moyeu de la roue de Louise. Nous trouvons un garage devant lequel est parqué un camping-car immatriculé en Espagne et faisons la rencontre de ses propriétaires. Ils nous expliquent que la Wakhan a malmené leur machine et que le mécanicien fait ce qu’il peut pour réparer leur fuite de liquide de refroidissement. Ils prêtent leurs outils au garagiste et ce dernier s’attaque à la roue. Rapidement il démonte le tout, roulement y compris, alors que je tente de lui faire comprendre que ce n’est pas nécessaire. Il le remonte ensuite, mais faute d’outils adéquats il ne parvient par à le régler correctement. Deux possibilités s’offrent donc à nous : Trop de jeu et les roulements risquent de casser ou alors pas assez de jeu et la roue sera freinée.
On opte pour la deuxième option et il nous assure que la graisse toute neuve va se fluidifier et que ça sera très bien ainsi !

Le soir, je découvre malgré le réseau qui peine, que je suis invitée à Berne pour une interview quatre jours plus tard… Le SECO accepte de me voir à distance ce qui signifie que j’ai besoin d’un bon réseau dans quatre jours ! Il nous faudra donc atteindre le Kirghizistan d’ici là, car le réseau Tadjik est inexistant jusqu’à la frontière, à plus de 300 kilomètres de là et avec quelques cols à 4000m à franchir entre temps. Voilà un bon challenge !

Nathan n’est pas encore tout à fait remis de sa maladie, mais il se sent suffisamment bien pour se mettre en route. On quitte donc Murghab avec l’impression d’être bien proches du Khirgistan ce qui s’avère être assez faux en terme de pédalage.

On commence à bonne vitesse la journée, mais Nathan sent sent de moins en moins bien et le vent se lève gentiment. Après quelques kilomètres, on rattrape Antoine et Léa qui se sont arrêtés prendre de l’eau à une source. On discute un moment et c’est chouette de rencontrer de nouvelles personnes ! On les laisse filer en avant et espérons dormir au même endroit le soir.

Le vent est désormais bien levé, et Nathan doit drafter derrière moi, il est effectivement vraiment pas en forme. On s’arrête manger en bord de route et réalisons l’état que l’on doit avoir de l’extérieur. Ça doit être assez drôle à voir…

On se remet en route et cette fois, le vent est d’une force terrible. On décide donc de camper plus bas que prévu, dans des ruines afin de se protéger du vent et de se reposer. Les ruines ne sont malheureusement pas très protectrices puisqu’un courant se forme à l’intérieur, mais Nathan se sent mieux maintenant qu’il est couché, c’est donc gagné.

On se réjouit déjà du Kirghizistan qui arrive gentiment et on découvre sur IOverlander les supers restos qui nous attendent à Osh ! Bientôt, on retrouvera un peu de confort et plus de possibilités de manger, car au Tadjikistan c’est minimaliste… l’inconfort de ce pays ultra pauvre commence à vraiment être pesant et l’idée de manger quelque chose de bon est une très bonne motivation.

On se cuisine des pâtes qui se transforment en mode risotto – comme d’hab. Ici, la farine utilisée n’est pas la même que chez nous et riz et pâtes ont une consistance et un goût pour le moins étrange. Les pâtes au pesto sont loin d’ici et nous font bien envie tandis que l’on déguste les nôtres avec un peu de sel et d’huile et un brin de concentré de tomate. Un plat digne de chez Lameuloise, ou presque.

Au matin, Nathan se sent mieux, voire en fait, extrêmement bien. On se lève très tôt car on a beaucoup de route et de dénivelé qui nous attendent. Le matin est bien frais avec quelques huit degrés quand on se met à pédaler. On croise pléthore de marmottes et des lapins qui s’enfuient en nous voyant. Des motards nous dépassent à toute vitesse et l’on a peur pour eux. On passe après une yourte et voilà qu’un autre motard vient en sens inverse et nous salue. Nous lui rendons la pareille et quelques instants plus tard entendons un énorme fracas. On se retourne et découvrons le motard russe au sol à quelques centaines de mètres de nous. Sa moto s’est écrasée plus loin. On pédale à toute vitesse pour le rejoindre et tentons de le faire parler.

Il met du temps à nous répondre, mais il semble bouger un peu. Il ne parle pas anglais, la communication est difficile. Il est sur le dos, du sang coule sur son menton, la situation semble vraiment difficile. Nous tentons d’appeler les secours, mais il n’y pas de réseau ici. On lui donne des antidouleurs et de l’eau mais ne pouvons rien faire de plus. Il nous demande de remettre sa moto debout, mais c’est impossible à nous deux, elle est bien trop lourde.

Nathan reste auprès de lui tandis que je redescends à la yourte à un bon kilomètre de là. J’espère y trouver les nomades de tout à l’heure et une voiture afin qu’ils l’emmènent se faire soigner à Murghab. Sur la descente, je croise Alec et Lino, deux cyclistes qui se baladent sans la Garmin Watch avec balise de secours. J’en espérais plus d’un suisse et d’un australien !! Je les laisse rejoindre Nathan tandis que j’atteins la yourte. Une femme et sa fille sont là et après une brève incompréhension, monte en vitesse sur les lieux de l’accident à moto. Elles n’ont pas de voiture…

Tout ce beau monde se retrouve vers Vasili, le motard. Quand j’arrive, il se met debout avec l’aide d’Alec et Lino ! J’en reviens pas, moi qui le croyait sur son lit de mort…

Il semble souffrir beaucoup, mais il est debout. Un russe bien coriace, il semblerait.

Les femmes de la yourte parlent russe et arrivent à communiquer avec lui. Nous quatre cyclistes ne semblons plus pouvoir faire grand chose. Nous découvrons que la moto a la fourche voilée et Vasili, qui espérerait remonter sur sa moto (!!!!) est déçu.

Au loin, une veille lada verte arrive avec une lenteur irritable. Elle descend en roue libre, moteur éteint, du col Ak-Baïtal. On cherche à l’arrêter et elle met bien dix mètres à s’immobiliser. Les occupants de la lada sortent et nous serrent tous un à un la main, avant de s’inquiéter du sort de Vasili.

Entre cyclistes, on décide que notre blessé est entre de bonne mains et nous nous mettons en route tous les quatre.

Alec et Lino sont ultra ultra léger et ainsi ultra rapides aussi. On suit leur rythme effréné un bon moment, jusqu’au derniers kilomètres du col Ak-Baïtal qui culmine à 4657m d’altitude ! C’est le plus haut col du voyage et c’est une sacrée journée qui nous attend. L’accident nous a donné énormément d’adrénaline ce qui nous permet de monter à toute vitesse. Quand on laisse Alec et Lino filer, l’adrénaline est bien redescendue et l’oxygène s’est bien raréfié.

Nous peinons à respirer et les pauses sont plus fréquentes. Les lacets du col se font à vitesse réduite et je dois parfois pousser mon vélo. Finalement, nous atteignons ensemble le sommet, extrêmement heureux et fiers d’être arrivés là-haut ! Un groupe de touristes italiens nous filment, nous assaillent de questions et nous prennent en photo: une arrivée digne du Tour de France. L’équipe ne réalise pas qu’ils prennent beaucoup de place, et nous sommes un peu soulagés de les voir partir.

On fait une petite séance shooting photo au sommet, avec nos vélos de compet’ à la main ! L’air frais se faisant sentir et on se remet en route pour la descente dans un Gravel pas terrible et dans la tôle ondulée. Le paysage est splendide et l’on s’arrête souvent pour le prendre en photos. Nous sommes bien rincés et nous nous arrêtons vers 4300m d’altitude pour manger nos restes de pâtes froides de la veille. Un bonheur, face à ces si belles montagnes ! Nous continuons notre descente dans ce terrible gravel et atteignons une yourte.

Nous ne résistons pas à l’appel de quelques œufs et de thé chaud et nous nous y arrêtons. On se fait bien avoir sur le prix, mais qu’est-ce que ça fait du bien de manger et de s’arrêter !

Quand on se remet en route, le vent de face s’est bien levé et on galère dans nos gros cailloux. On croise une voiture de touristes suisse-allemand dont la voiture est arrêtée. Ils ont un problème lié à leur suspension et on nous demande d’avertir leur guesthouse à Karakol qu’il leur faut une voiture de remplacement. Sachant qu’il est déjà tard et que Karakol est à 40km de vent de face et en bonne partie de Gravel, on trouve osé de nous confier une telle mission. Spoiler alert: on y arrivera pas. On est toutefois pas mal sûrs qu’ils ont trouvé d’autres messagers sur la route 🙂

De notre côté, nous bravons le vent de face et atteignons enfin le goudron. Ça ne nous fait pas avancer plus vite, parce que le vent est super fort. On commence à désespérer, surtout moi.

Je manque vraiment de sucre et voilà qu’un camping-car d’italiens s’arrête à notre hauteur. Ils nous demandent si l’on a besoin de quelque chose et nous offrent de l’eau. Voyant nos têtes, ils sortent leur meilleure pastèque et nous en offrent à la fourchette (quel luxe !). Ils ajoutent à cela quelques délicieux cookies qu’ils nous apprennent venir du Tadjikistan (mais on peine à les croire parce que c’est impossible de trouver un aliment qui a bon goût dans ce pays).

Après s’être fait bien remonter le moral par ces adorables italiens, on se remet en selle pour une dizaine de kilomètres face au vent. Je drafte derrière Nathan. On finit par abdiquer, on atteindra Karakul le lendemain, rien ne sert de s’épuiser dans ce vent. Nous ne sommes qu’à dix-huit kilomètres de cette petite ville.

On trouve une sorte de trou dans la plaine et nous sommes plutôt bien protégés du vent. On se fait un riz (-sotto) tadjik au sel, huile et mayonnaise et l’on se met au lit, des rêves pleins la tête du Kirghizistan et de ses restaurants.

Au réveil, on se prend un petit-déjeuner qui ne vend pas du rêve et décidons assez vite, après avoir pédalé un peu, qu’il nous en faudra un deuxième. On se dépêche donc d’arriver à Karakul et découvrons son lac homonyme entouré de très hauts sommets enneigés. Nous sommes encore autour des 4000m et les sommets face à nous sont bien plus hauts. C’est magnifique !

Arrives à karakul, village que l’on croit mort mais qui semble en fait être bien habité, nous croisons Antoine et Léa qui ont dormi dans l’une des guesthouse. Tout contents, nous en profitons pour prendre notre deuxième petit-dej en leur compagnie ainsi que de celle d’Ambre, cyclovoyageuse qui va dans la direction opposée avec un vieux vélo que l’on croirait Tadjik. Courage ou ineptie, je ne saurais dire. On lui souhaite dans tous les cas bonne chance !

Antoine et Léa s’accordent une demi-journée de pause tandis que nous voulons traverser la frontière le jour-même pour être en terre promise (de bouffe). Nous souhaitons éviter le vent de face qui se lève en fin de matinée et tentons de repartir le plus vite possible même si c’est dur de se motiver. On passe d’abord au petit magasin du coin pour faire le plein de sucre et de pâtes et on roule en direction des deux cols à passer avant la frontière.

Je n’ai plus beaucoup d’énergie après ces dernières semaines sur les réserves, et le col de la journée à 4271m n’est pas de tout repos. On avance tout de même plutôt bien jusqu’à découvrir l’énorme vent de face qui s’est levé. On se trouve une ruine pour s’abriter et manger quelques nouilles instantanées et nous décampons quand le vent devient si fort que l’on se motive à bouger.

Nous avons une belle descente qui nous attend, mais le vent décide de nous freiner comme il peut et on doit pédaler à la descente. Les vents Patagons ont ce jour-là une jolie concurrence. Nous nous battons contre ce vent à 70km/h de face et nous nous trouvons un bout de route cassée dans lequel il y a un trou assez grand pour nous abriter. On reste là un moment à réaliser qu’on va jamais atteindre la frontière – ou sinon en s’épuisant. On est dégoûtés parce qu’on est qu’à 14km du Kirghizistan et de ses richesses culinaires (à savoir, aussi du plov mais normalement qui nous rend pas malade).

On pédale encore quatre kilomètres pour se réfugier dans un nouveau trou qui nous abrite un peu mais vraiment pas suffisamment pour la tempête qui nous attend cette nuit.

Il fait super froid et le soir, je sors pour la première fois les gants, qui plus est ceux de ski ! On cuisine à tour de rôle dans le froid et nous nous réfugions bien vite dans les duvets. La nuit sera agitée tant le vent souffle. On a un peu peur que la toile de tente de résiste pas, mais on peut bien sûr faire confiance à MSR.

On se lève de très bonne heure pour éviter à tous prix le vent de face. Quand on se met en route vers sept heures, le vent s’est déjà levé, mais il est encore calme. On s’attaque à la montée gravel de notre dernier col au dessus de 4000m du voyage.

Les montagnes face à nous sont d’un rouge déconcertant et la pente grimpe. On atteint le poste de frontière Tadjik juste après s’être fait dépassés par un motard espagnol qui nous rase de près. Il doit sortir unes à unes ses affaires et nous pensons à un coup de Karma pour être passé si proche de nous. On est un peu dégoûtés de (juste) pas avoir été les premiers arrivés à la frontière de la journée, mais on parviendra à passer avant le motard qui se fait embêter par les douaniers Tadjikes.

Nous passons devant un monsieur qui a un ordinateur qui ne fonctionne manifestement pas puisqu’il note à la main les informations de notre passeport. Classique au Tadjikistan. On est ravi de quitter ce pays magnifique mais qui nous a rendu la vie dure ! Le Tadjikistan est 191ème sur 227 pays en terme de PIB par parité du pouvoir d’achat (PPA) selon les données de Wikipedia. Ça place le Tadjikistan au niveau de la Syrie et moins bien que le Soudan, pour donner une idée.

On obtient nos tampons de sortie Tadjiks après avoir patienté un bon bout de temps dans la fraîcheur du matin. On entre dans le no man’s land qui fait plus de vingt kilomètres (!) et grimpons les derniers mètres jusqu’au sommet du col qui culmine à 4294m.

On redescend côte Kirghize du no man’s land sur une très mauvaise surface mais entourés de paysages magnifiques. L’air se réchauffe gentiment et les couleurs qui nous entourent changent drastiquement du Tadjikistan ! Le vert fait sa réapparition et ça fait beaucoup de bien. Il y a beaucoup d’énormes marmottes autour de nous et les sommets enneigés au-dessus de 7000m, dont le Lenin Peak, nous font de l’œil.

On croise aussi des cyclistes autrichiens qui ne savent pas dans quel sauce ils se mettent en partant dans ce sens (on leur laisse découvrir ça par eux mêmes).

On perd de l’altitude et atteignons enfin le poste frontière Kirghize. Les infrastructures sont modernes, il y a un beau goudron au sol et même du marquage ! On fait un bond en avant dans le temps de septante ans dans ce nouveau pays.

On donne notre permission de passage de frontière au douanier qui nous souhaite la bienvenue dans le pays. Nous voilà donc au Kirghizistan !

On découvre avec plaisirs les marmottes kirghizes, les yaks, les yourtes, les plaines vertes, et surtout, on arrive à Sary-Tash, petite ville Kirghize qui nous accueille pour un peu de repos. Nous sommes affamés à notre arrivée et nous mangeons enfin de bon petits plats (il y a des frigos dans ce pays, ce qui signifie qu’on devrait arrêter de tomber malade en mangeant !).

On croise d’autres cyclistes dans notre super auberge et nous sommes pile à l’heure pour mon interview à distance avec Berne qui se passe plutôt bien au vu des circonstances. Antoine et Léa arrivent aussi et c’est super agréable de partager nos repas avec eux. On s’accorde un jour de repos dans cette petite ville et commençons le grand nettoyage de nos affaires: douche, lessive, nettoyage des vélos. On laisse le reste pour Osh qui sera notre prochaine étape dans le pays.

2 réponses à « Pamir highway IV – le grand final »

  1. Avatar de profoundsweetsbc920faae8
    profoundsweetsbc920faae8

    Bravo ! tellement impressionnant vos aventures et tellement de plaisir à vous lire !!! Bises !!!

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  2. Avatar de sweetlycolorfulb07b28c7b0
    sweetlycolorfulb07b28c7b0

    Bravo d’avoir réalisé la route du Pamir! Merci de partager vos aventures qui nous font vibrer, marrer, nous impressionnent, nous époustouflent et nous réjouissent!

    With love!

    Aimé par 1 personne

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