Départ pour Samarcande

Quand le réveil sonne, il est 4h40. Nous nous levons, non sans peine et commençons cette longue journée. Papa partage ce réveil matinal avec nous et nous emmène à la gare. Derniers adieux.

Déplacer ces vélos n’est pas chose facile et nous avons un changement de train à Berne. C’est toute une affaire et les efforts sont grands. Il nous faut dix minutes pour changer de voie.

Changement de train à Berne

Arrivés à Zurich aéroport, le casse-tête du déplacement des vélos reprend puisque les chariots ont un gros tissus en travers pour retenir les bagages et qui nous empêche de poser nos vélos dessus. Pas grave, on les pose par dessus et nous devons alors jouer aux équilibristes en le tenant d’une main et en poussant de l’autre. Les ascenseurs ne passent pas en hauteur et on doit les reposer pour mieux les reprendre ensuite.

Arrivés au check-in. Je décide d’aller à la pêche aux informations, sachant que même si c’est un bagage spécial, nous devrions sûrement passer par le check-in standard avant. Je coupe la file pour trouver une dame de la compagnie qui sache me répondre. Elle m’indique qu’il nous faudra bien faire la queue. J’en profite pour lui expliquer qu’elle peut oublier nous faire faire la queue en zigzague avec nos gros cartons. Elle accepte de nous faire couper toute la file.

On pensait que c’était plutôt bien parti. Que nenni. La dame du comptoir a d’abord décidé que je lui mentais quant au poids de nos vélos et a voulu vérifier par elle-même. Quand elle a découvert que mon vélo pesait 32kg, elle s’est mise en tête qu’ils agissait d’un vélo électrique. La marque du carton que j’avais étant « moustache », elle a fait ses recherches et est tombée sur une marque de vélo électrique. Ensuite, impossible de lui faire changer d’avis.

Louise et la dame en pleines négociations

Pendant une fraction de seconde, et la dame, et Nathan et moi avons tous pensé que aucun de nous ne prendrait l’avion le matin même. La dame nous a donc demandé de changer de carton, mais surtout, elle a voulu inspecter mon vélo. Quand elle a réalisé son erreur, une certaine gêne s’était installée chez elle, et chez nous, une certaine exaspération. J’ai donc dû racheter un carton à l’aéroport (38.5 CHF le bout de carton, c’est à dire le même pris que de faire voyage un vélo sur 5000km) et transvaser le tout dans le nouveau sur lequel était écrit « bikes and e-bikes all over the world »: le comble.

Le nouveau setup lui convenait mais alors la cheffe était passée par là et avait décidé que l’on avait pas le droit de mettre nos sacoches avec le vélo, mais qu’il fallait les enregistrer séparément. Toutes mes tentatives de faire changer d’avis la cheffe furent vaines. Nos avons donc mis deux de nos sacoches en soute, mais nous avons quand même réussi à éviter de toutes les mettre puisque certaines ont été glissées discrètement dans le carton !

Enfin, nous avons eu droit à l’étiquette sur nos cartons de vélos. La dame a soudain douté du poids de celui de Nathan et de s’il avait des sacoches dedans. Nous nous sommes donc empressés de l’assurer que non (oui, il y avait plein de sacoches dedans ).

Le plus dur était derrière ! Nous avons pu déposer nos gros cartons aux bagages spéciaux, vers un type adorable qui nous a aidé à fermer le nouveau carton et avons pu passer la sécurité (nouveaux rebondissements puisque nous devions éviter que les films de l’appareil photo analogique passe les rayons X sous peine d’être abîmés: succès).

Burger King pour oublier tout ça (si, si) et embarquement immédiat. Direction Izmir, Türkiye, pour une escale de six heures.

Arrivés à Izmir, une nouvelle aventure commence. Un monsieur nous attend en criant « Samarcande ». Il nous demande de le suivre. On traverse l’aéroport vide d’Izmir et il nous invite à un comptoir tout aussi vide derrière lequel il s’installe. Il tente une fois, deux fois, trois fois d’imprimer nos boarding pass pour le deuxième vol. Il abdique et change d’imprimante. Ça prend bien dix minutes. Il nous fait apsser ensuite une petite porte secrète et nous apprend que l’on a pas besoin de passer la sécurité (on passe donc à côté). Plus que cinq heures à attendre avant de repartir pour l’Ouzbékistan.

Les vélos arrivent à Izmir

Une réponse à « Départ pour Samarcande »

  1. Avatar de sweetlycolorfulb07b28c7b0
    sweetlycolorfulb07b28c7b0

    Test « nerfs en boule »: réussi !

    Aimé par 1 personne

Répondre à sweetlycolorfulb07b28c7b0 Annuler la réponse.