Aller voir le père Noël – partie 2

Nous nous réveillons au bord de notre lac et nous nous mettons en route pour un supermarché afin d’y faire quelques provisions. Le vent de dos nous pousse et nous faisons du 20km/h. Ça nous motive beaucoup ! On se reprend un petit-déjeuner au supermarché et repartons à la recherche de mooses sur le chemin. Nous roulons super bien et atteignons une petite ville où l’on s’offre le « Fika » comprendre, café et pâtisserie. La fatigue se fait sentir et un peu de sucre nous fait le plus grand bien. On tente sans succès de trouver un pneu pour Nathan afin d’harmoniser le look de ses roues.

On pousse plus loin chercher ce pneu que l’on finit par trouver et l’on retourne dans un supermarché parce qu’on a évidemment oublié d’acheter des trucs. Là, un énorme orage éclate et nous sommes obligés de nous abriter. Malgré le toit, nous sommes bien mouillés simplement à cause de la tempête qui pousse l’eau partout. Après une petite grêle et de gros éclairs, la pluie finit par s’arrêter de tomber. Nous décidons de pousser quelques quinze kilomètres plus loin pour y dormir. En effet, nous avons un peu peur que la pluie reprenne, mais nous voulons aussi quitter cette grosse zone commerciale. Arrivés au spot que nous avions prévu pour la nuit, impossible de cuisiner quoi que ce soit et encore moins de dormir: les moustiques sont d’une agressivité rarement vue et les mouches qui piquent sont de la partie… on va encore pousser quinze kilomètres plus loin. On arrive finalement affamés au bord de mer alors que la pluie se remet à tomber. Bonne journée dans les jambes avec un peu plus de cent kilomètres effectués et une arrivée autour des 22h (il fait toujours jour) !

Le matelas de Nathan rend l’âme dans la nuit. C’est donc une petite nuit pour nous. On repart le matelas de Nathan le matelas et mettons du temps à partir. Vers midi, nous mettons nos premier coups de pédales de la journée. On s’éloigne de la ville pour rentrer dans la forêt. J’y apprends à distance le décès de Cahouette, partie au paradis des chats.

Nous trouvons un super shelter en route où il y a même de l’électricité pour charger nos batteries portables. On s’y arrête pour manger et on peine à repartir. On s’amuse à calculer les distances déjà parcourues à vélo et réalisons que, en ne comptant que la Suède, nous avons effectué l’équivalent d’un Neuchâtel – la Manche à vélo ! Bien contents de cette découverte, nous remontons en selle jusqu’à trouver (roulement de tambour) un nouveau lac où dormir ! L’avantage des lacs, c’est que l’eau n’y est pas salée et on peut donc la filtrer et la boire !

La nuit, un joli brouillard se forme sur le lac et les cygnes et leurs cygneaux se baladent le long du bord. C’est très joli à voir.

Au matin, nous n’avons quasi rien pour déjeuner car nous n’avions pas prévu de dormir là. On pédale donc pour se nourrir correctement avant d’avaler les kilomètres en direction de la mer.

Nous arrivons ensuite dans la très attendue Luleå où l’on s’offre la nuit d’hôtel pour avoir une vraie bonne nuit de sommeil.

On met environ mille ans à faire le check out de l’hôtel et, à midi, on se met en route.

Après trois kilomètres, on se motive enfin à changer le pneu Gravel de Nathan. On le change en quatre minutes top chrono, un vrai record !

Le vent de dos nous pousse ensuite gentiment. On dépasse une voiture bridée d’une jeune sans permis et on tâche de ne pas se faire re dépasser ensuite. C’est un succès.

Après ça, et Strava, et l’eurovélo veulent nous faire traverser l’autoroute. On décide d’effectivement traverser puisque la piste cyclable officielle passe par là. C’est beaucoup d’adrénaline.

On roule super bien ensuite et on ne voit pas passer l’heure. Finalement, on aperçoit nos premiers Rennes dans la forêt !!! Ils sont tellement tellement cute ! Nous voilà bien boostés pour atteindre notre spot de camping et il est déjà 22h lorsque l’on s’arrête. Nous entamons la cuisson de nos pâtes et découvrons avec horreur que notre réchaud refuse de fonctionner. Il nous refait une « Fribourg ». En effet, nous avions déjà eu ce problème lors de notre sortie test, mais il ne s’était plus produit depuis. Nous ne savons plus quoi faire et nos nerfs sont mis à rude épreuve. À minuit, nous mangeons enfin nos pâtes que l’on a réussi à faire cuire à coup d’allumé – éteint – allumé. On est crevés et en plus, les moustiques sont innombrables et nous dévorent. Il est temps de se coucher.

On commence à bien sentir la fatigue du voyage mais la perspective de traverser la frontière ce soir nous motive beaucoup. On se réjouit d’arriver chez le père Noël et son petit village s’approche gentiment !

On sent toutefois le manque de sommeil et on doit un peu forcer sur les jambes pour trouver le supermarché. On doit passer sur une route très fréquentée avec des voitures qui roulent à 100km/h et c’est pas un passage très drôle. On doit être très concentrés. On quitte enfin cette route de l’enfer et découvrons avec grande joie un nouveau renne qui traverse tout tranquillement la route dans un petit village. Quel bonheur !

On roule ensuite avec une seule idée en tête, celle de traverser la frontière. On croise deux autres rennes en route et arrivons au village frontière. On décide de ne pas commettre la même erreur que la veille et décidons de nous faire à manger en ville et nous au milieu des moustiques de la forêt !

Nous n’aurons ainsi que la tente à monter dans l’enfer des moustiques !

On traverse la frontière par un pont, mais l’absence de contrôle des passeports nous laisse un goût amer. C’est la fin des stämpfs et ça nous attriste. On découvre la forêt finlandaise qui ressemble comme deux gouttes d’eau à la forêt suédoise…

On galère ensuite à trouver un coin où camper et montons la tente en un temps record. À peine la tente installée que la pluie se met à tomber. L’orage gronde et les éclairs zèbrent le ciel. La foudre n’est pas loin. On compte les secondes. Trois. C’est pas beaucoup. On se met bien au centre de la tente, assis et attendons que l’orage passe. Voilà que la pluie se calme, nous pouvons nous mettre au lit !

Dans la nuit, nos deux matelas ont percé car on a planté la tente au milieu des bouts de bois devant à tout prix échapper aux moustiques. On a donc passé une nuit peu reposante, mais c’est pas bien grave puisque ce soir, nous atteignons Rovaniemi, point le plus au nord de notre voyage et résidence officielle de M. Noël.

En route, nous croisons un record de dix rennes: on sent qu’on se rapproche du père Noël !

Nous procédons donc à un bourrage de sucre de nos corps fatigués. Il semble cependant que nous ayons atteint un niveau assez élevé de tolérance et l’effet tant attendu du saccharose semble ne jamais venir. Après une pause on l’on s’envoie à deux 500g de glace, nous franchissons les derniers kilomètres qui nous séparent de Rovaniemi.

On galère un peu à trouver le petit appartement que l’on a réservé puis l’on se dépêche de rejoindre un restaurant avant que ça ne ferme afin de se goinfrer de burgers car nous sommes affamés. La serveuse est particulièrement surprise de nous voir finir nos assiettes et de les finir si vite.

Le lendemain, une journée très spéciale nous attend puisque nous allons visiter le village du Père Noël ! Arrivés dans ce village Lapon, nous traversons la ligne marquée au sol du cercle polaire arctique et nous déambulons entre les chalets et magasins dont le thème principal est Noël. Les lutins du père noël respirent le capitalisme (ce sont eux qui vendent les babioles et autres objets noëliques) et les touristes le consumérisme. Nous nous baladons sous trente degrés dans ce décor voulu féerique ; des températures rarement atteintes à cette latitude. Il y a la queue pour voir le père Noël, mais nous renonçons à attendre car notre bus va partir ! Ma maman m’a toujours dit que si je voyais le père Noël, c’est que ce n’était pas le vrai… c’est donc plutôt bon signe ! Cela étant dit, nous nous sommes assurés qu’il livre à chacun de vous ses cadeaux.

Nous devons ici vous faire une petite confidence. Le fameux parallèle du cercle polaire s’est bien trouvé un jour à Rovaniemi, il s’est toutefois déplacé depuis et à quelques dix kilomètres plus au nord. En effet, sa position précise est déterminée en fonction de l’inclinaison de la Terre et elle se déplace vers le nord d’environ 14,3 m par an. La ligne du cercle polaire que nous avons traversée n’est donc plus d’actualité. Nous décidons de nier en bloc ces faits et de rester dans le déni. Si même le père Noël nie ces faits et considère qu’il vit dans le cercle polaire, je ne vois pas ce qui nous empêche de faire de même.

Après notre petit séjour à Rovaniemi, nous descendons en train en direction de Helsinki. Tandis que je rejoins directement la capitale, Nathan décide de rouler encore une journée au sud de la Finlande avant de me rejoindre à Helsinki. De mon côté, un avion m’attend pour un court aller-retour en Suisse où j’ai rendez-vous pour un entretien d’embauche.

Lorsque je rentre de Suisse pour rejoindre Nathan, il m’apprend que Jimmy, son vélo, s’est fait voler devant notre hôtel alors qu’il était cadenassé. RIP Jimmy et RIP la suite du voyage. On n’avait de toute façon pas prévu de faire beaucoup de vélo pour la suite, on en fera alors pas du tout et nous prendrons les transports publics pour rentrer, mais ça, c’est une autre histoire.

Sinon, pour vous donner une idée de la quantité de nourriture que l’on mange, voilà la liste de ce que l’on a mangé dans les 24h précédant notre arrivée à Rovaniemi : environ 11’000 kcal

500g de poulet
500g de riz
Framboises
2 Boissons sucrées
Pot de sauce mayo
2 carrés de chocolat

2 Bananes

2 yoghurts de 250g
2 bananes
2 donuts
Tranche de pain complet et confiture
Jus de mangue (0,5 l)

400g de pâtes
Pesto
Fromage

3 paquets de haribo
1 Magnum
400g de Ben and Jerrys
2l de coca
1 Schweppes
2 bananes

2 Burgers
Frites
2 coca

2 réponses à « Aller voir le père Noël – partie 2 »

  1. Avatar de profoundsweetsbc920faae8
    profoundsweetsbc920faae8

    La ligne du cercle polaire que nous avons traversée n’est donc plus d’actualité. Nous décidons de nier en bloc ces faits et de rester dans le déni. LOL

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  2. Avatar de Myriam Volorio Perriard
    Myriam Volorio Perriard

    Et bien vaut mieux vous avoir en photo qu’en pension!!!!

    Mais nous nous réjouissons de vous revoir, vous nourrir et autres !

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